À propos

Un jour, j’ai changé de vie.

J’ai vendu ma voiture et ma maison, j’ai quitté mon emploi et conçu, sur mesure, un boulot dont le premier objectif était de servir mes intérêts pour le voyage.

Je venais d’atteindre la saturation en matière d’aliénation ; j’en avais marre de travailler tous les jours, au détriment de ma santé physique et mentale, rien que pour payer des comptes et cumuler des valeurs matérielles que, de toute manière, je n’emporterais pas avec moi dans ma tombe.

J’avais autre chose à faire de ma vie. 

Je voulais la vivre, et non pas me contenter d’y survivre.

Je prenais conscience que d’investir dans les possessions immobilières ou autres, ce n’est pas investir ; c’est dépenser son argent dans une matérialité dont la valeur ne sera jamais déterminée que par des instances extérieures et bien souvent tyranniques : les aléas du marché.

Je souhaitais me soustraire aux impératifs capitalistes et déterminer moi-même ce qui avait ou non de l’importance, dans ma vie, en fonction de mes valeurs personnelles assurément moins fluctuantes que celles de la Bourse.

Il était temps que je cesse de répondre aux injonctions de la société qui, depuis toujours, m’imposaient de mettre ma vie en veilleuse.

Je réalisais que, depuis ma naissance, je n’avais fait qu’une seule chose : satisfaire les attentes d’autrui. Ainsi, à coups de grands efforts, je tâchais de répondre aux impossibles exigences de ma mère ; j’essayais en vain de plaire à mes camarades de classe ; de satisfaire aux demandes du milieu scolaire et de mes employeurs ; puis à celles de mon mari en plus de me conformer aux diktats de la société en matière de parentalité.

Tout concourrait vers un seul et unique objectif : me faire entrer de gré ou de force dans un moule qui ne me correspondait pas.

Il n’y avait pas d’autre issue ; je devais échapper à l’emprise pour mieux me retrouver.

Sur ce blogue, je souhaite partager une réflexion personnelle sur le nomadisme contemporain, ce mode de vie peu commun qui, autant qu’il puisse fournir matière à rêver, fait parfois naître l’envie chez certains tout en s’avérant généralement mal compris.